Nous vous proposons une série de 4 articles, un par saison, écrits par Jean-Luc Bisch, ingénieur-conseil en biodiversité et membre du Conseil de développement du Pays de Borcéliande.
L’érosion de la biodiversité, tout le monde en entend parler, mais concrètement de quoi s’agit-il ?
Prenons l’exemple des insectes et des oiseaux. Les études en Europe et en France convergent pour montrer que les effectifs d’insectes ont baissé de 80% en une trentaine d’années, celui des oiseaux de 36% dans la campagne agricole. Une étude réalisée par le CNRS pour les producteurs de cassis en Bourgogne a même révélé une chute catastrophique du nombre d’insectes observés de 99 % en 40 ans (1978-2018).
Les principales causes sont bien connues : les prairies naturellement fleuries sont devenues très rares, les haies agricoles régressent (en France, encore 23 000 km par an entre 2017 et 2021), les pesticides tuent, les terres s’artificialisent avec l’équivalent d’un département qui disparaît tous les 10 ans pour construire lotissements, bâtiments industriels ou commerciaux, et infrastructures de transport.
Le changement climatique vient encore accentuer les risques qui pèsent sur beaucoup d’espèces.
Les plantes et animaux sont pourtant de grande utilité, par exemple pour la création de médicaments (50 % ont pour origine une molécule végétale) ou pour la pollinisation des arbres fruitiers par les insectes (80 % de la production de nos fruits et légumes dépend de cette pollinisation). La biodiversité rend bien d’autres services sans lesquels la planète serait invivable : la production d’oxygène serait impossible sans végétaux.
Et puis posons-nous cette question : au nom de quoi aurions-nous le droit de détruire les autres espèces ?
Le constat étant fait, comment pouvons-nous agir en faveur de cette diversité du vivant indispensable pour notre santé et notre survie ?
C’est ce que nous allons vous proposer à travers une série d’articles qui vous présenteront différentes actions qu’il est possible de mettre en œuvre dans les espaces collectifs publics, dans les espaces privés des entreprises ou dans nos jardins.
Jean-Luc Bisch, ingénieur-conseil en biodiversité et membre du Conseil de Développement du Pays de Brocéliande
Conseil n°1 du printemps : Faucher tardivement
La fauche tardive, c’est quoi ?
Cela consiste à retarder le fauchage de certaines zones après le 15 juillet pour laisser le temps aux fleurs et aux insectes d’accomplir leur cycle naturel de reproduction. Ainsi, avant de semer leurs graines, les fleurs nourrissent les insectes qui à leur tour nourrissent les oiseaux insectivores comme les hirondelles.
Et quel plaisir d’observer les papillons butiner, de voir le ballet des pollinisateurs et d’écouter les grillons, sauterelles et criquets striduler.
La coupe peut même être décalée en automne, permettant ainsi aux derniers insectes présents d’échapper à une mort quasi certaine (comme certains criquets ou la mante religieuse).
Il est aussi recommandé de maintenir une partie des surfaces gérées en zone refuge jusqu’à l’année suivante. Ces espaces non fauchés permettent de préserver des insectes qu’on ne voit pas en hiver mais qui sont bien là sous forme d’œuf, de larve ou de nymphe (chrysalide de papillon par exemple). Une étude menée sur les prairies des Espaces Naturels Sensibles du département a montré que cette pratique conduisait à un doublement de nombre de papillons observés en 3 ans.
Ces zones refuges offrent aussi des graines à disposition des oiseaux pour l’hiver. Il n’est pas rare d’y observer les chardonnerets posés sur les frêles inflorescences desséchées pour y trouver une alimentation bienvenue en plein hiver.
La nature des outils utilisés a également un impact très important sur le taux de survie des insectes.
En effet, les tondeuses de tout un chacun et les gyrobroyeurs généralement utilisés dans les communes sont redoutablement mortels pour la petite faune.
Ainsi, 100 % des chenilles situées au-dessus de la hauteur de coupe sont détruites contre moins de 20 % avec une barre de coupe, une motofaucheuse, ou encore une faux manuelle. Des effets négatifs qui sont aussi constatés sur les autres espèces d’insectes qui ne s’envolent pas ou n’ont pas le temps de fuir comme les criquets et les coléoptères.
L’utilisation des outils permettant une véritable fauche (et non un broyage) ouvre aussi la possibilité de faire une coupe en début d’été. Cette fauche permettra à la flore de se réinstaller, avec de la repousse de plantes coupées et avec de nouvelles jeunes plantes qui pourront se développer grâce à l’apport de lumière. Ce regain offre ainsi une source de nourriture renouvelée pour les insectes.
Que faire des produits de la fauche ?
L’idéal est d’évacuer les produits coupés. Ce retrait, répété sur plusieurs années, permet d’appauvrir le sol et de favoriser l’installation des plantes à fleurs comme dans les sols superficiels en montagne qui nous offrent de magnifiques paysages fleuris. A défaut ce sont les graminées qui vont dominer et appauvrir peu à peu à la diversité floristique.
L’évacuation peut revêtir plusieurs formes : valorisation en foin pour un agriculteur, paillage, mise en tas sur place en confectionnant des meules qui serviront elles-mêmes de refuges pour des animaux : lézards, orvet, crapauds, hérissons…
Des reproches fréquents :
» vous ne travaillez plus… » »ce n’est pas propre… »
Il est souvent reproché aux personnes qui optent pour cette gestion un peu plus respectueuse de la nature que « ce n’est pas propre », voire qu’elles ont un gros poil dans la main !
Pourtant la nature n’est pas sale et la plupart d’entre nous allons la chercher pour s’y promener, se détendre et se ressourcer. Le paradoxe tient de notre culture du jardin à la française avec son gazon parfaitement entretenu.
Il s’explique aussi par notre volonté de maîtriser l’espace dans lequel nous vivons au quotidien, de marquer notre territoire ; et par une forme de peur de la nature et de ces animaux qui vont inévitablement s’inviter dans notre jardin : les vipères, les rats, les frelons, les tiques…
En réalité ces animaux ne seront pas forcément davantage présents et surtout ils ne constituent pas le danger qu’on imagine. Les vipères par exemple, qui ont pratiquement disparu et sont protégées, préfèrent les endroits ensoleillés et fuient au moindre bruit. En France il y a entre 0 et 2 morts par an suite à une morsure de vipère.
Tandis que 6 000 d’entre nous meurent consécutivement à une chute, hors accident du travail !
Par ailleurs il ne s’agit pas de faire de la prairie fleurie partout. Il est bien sûr tenu compte de l’usage des sites. Les espaces destinés à l’accueil du public, les bords de sentier ou les limites de propriété seront maintenus en gazon pour le confort des usagers.
Les personnes qui s’engagent dans cette gestion qualifiée de « différenciée » font un choix volontaire pour favoriser la biodiversité.
Et moins de temps sur la tondeuse, c’est aussi moins de bruit, moins de consommation de carburant, moins de pollution de l’air et moins d’émission de gaz à effet de serre.
Et ce n’est pas être fainéant, c’est libérer du temps pour d’autres activités et pourquoi pas encore agir pour la nature à travers des actions sur lesquelles nous reviendrons prochainement.
L'entretien des bords du sentier de la vallée verte à Montauban-de-Bretagne lie confort des usagers et maintien d'une partie en prairie : un acte de gestion volontaire, pas un abandon de gestion.
Conseil n°2 de l’été : Comment réaliser une mare ?
Depuis 1950, plus de la moitié des mares ont disparu. Alors qu’elles servaient jadis d’abreuvoir pour les animaux de la ferme dans les champs et dans la cour, elles ont souvent été comblées suite à l’agrandissement des exploitations agricoles, le développement des cultures céréalières et la vente des bâtiments pour un nouvel usage d’habitation.
Ces points d’eau, au-delà de leur utilité pour les animaux d’élevage, étaient de véritables îlots de biodiversité. Ils accueillaient de très nombreuses espèces pour qu’elles y vivent, se nourrissent, se désaltèrent, se baignent ou se reproduisent.
Nous vous proposons à travers cet article de partir à leur découverte et vous donner les informations nécessaires pour réaliser une petite mare (qu’on peut aussi qualifier de bassin) dans votre jardin.
Ce petit aménagement est parmi les plus utiles et efficaces pour favoriser la présence d’espèces dont les effectifs se réduisent dramatiquement depuis quelques années.
L’emplacement de la mare
Pour limiter une température trop élevée et l’évaporation de l’eau, on choisira un endroit qui n’est pas exposé au soleil toute la journée et si possible à l’ombre aux heures les plus chaudes. On évitera aussi de la placer sous un arbre à feuilles caduques pour limiter le comblement par les feuilles et les interventions en entretien.
Si possible elle sera installée dans un point bas du jardin pour favoriser l’alimentation naturelle par les eaux de ruissellement.
La dimension et la forme
Nul besoin de faire une très grande mare ; une surface de 3 à 5 m2 suffit déjà pour satisfaire tous les bénéfices attendus.
La forme est libre mais la mare sera d’autant plus attrayante qu’elle aura des contours arrondis pour augmenter la longueur de berge et accueillir une flore et faune plus abondante.
Creuser la mare
Après avoir éventuellement dessiner le contour de la mare sur le sol, creuser sur une profondeur maximale de 40 à 50 cm en donnant des profils variés avec des pentes faibles et des paliers (en marche d’escalier) favorisant des températures différentes selon la profondeur et diversifiant ainsi les conditions de vie au sein de la mare.
Le décapage préalable de la végétation herbacée avec ses racines est conseillé pour pouvoir éventuellement la réutiliser en couverture de la terre brute extraite et mise en forme pour constituer des massifs en relief.
L’étanchéité
Il sera rarement possible de faire une petite mare qui tienne l’eau avec une couche d’argile déjà présente dans le sol.
Il est conseillé de bien niveler et tasser le fond de la mare en supprimant tous les objets et aspérités qui seraient susceptibles de percer la bâche à installer.
Cette bâche sera très préférentiellement en caoutchouc (EPDM), résistante, souple et adaptable à la forme du bassin. Si besoin, une sous-couche de sable ou un géotextile anti-poinçonnement peuvent être posés au préalable pour éliminer les risques de percement.
L’aménagement du bord de bassin et les plantes aquatiques
Une surlargeur de bâche de 30 à 40 cm facilitera l’aménagement des bords pour l’installation de végétaux aquatiques en créant des cuvettes partiellement remplies de terre et alimentées par l’eau du bassin.
Des plantes en pot peuvent aussi être posées sur les différents paliers.
La flore locale (plantes sauvages) sera privilégiée avec des espèces communes telles que l’iris jaune (Iris pseudacorus), la salicaire commune (Lythrum salicaria), la menthe aquatique (Mentha aquatica) ou le jonc diffus (Joncus effusus) qui peuvent être prélevées (avec parcimonie !) dans la nature environnante.
La salicaire présente l’avantage de fleurir pendant environ 3 mois et d’être très mellifère. Elle est fréquentée par de nombreux pollinisateurs comme les papillons et les abeilles.
Le bord de la mare ou du bassin peut aussi être enrichi d’éléments esthétiques et utiles comme des pierres ou des bois morts judicieusement posés selon votre goût. Un amas de pierre ou une vieille souche pourront par exemple servir de refuge pour quelques animaux vivants à proximité du bassin.
Libre à vous d’étendre l’aménagement paysager à votre convenance autour de la mare avec la possibilité de réutiliser la terre prélevée lors du creusement pour confectionner des massifs en relief.
Les animaux de la mare
Il n’est pas nécessaire de les apporter et pour certaines espèces protégées c’est même interdit (pas le droit de les déplacer). Mieux vaut laisser faire la nature.
Votre mare sera rapidement colonisée par des insectes aquatiques qui sont capables de voler d’un point d’eau à un autre. Vous pourrez ainsi observer des araignées d’eau, des gerris, des notonectes, des dytiques et des larves de libellule.
Puis viendront peut-être les batraciens : grenouille verte, crapaud pour la période des amours, salamandre pour pondre (la salamandre vient dans l’eau uniquement pour pondre et c’est une très mauvaise nageuse mais vous pourrez peut-être observer le développement des jeunes larves jusqu’à ce qu’elles sortent de l’eau), tritons (plusieurs espèces) qui eux peuvent rester très longtemps dans le bassin ou le quitter après la période printanière de reproduction.
Vous aurez également le plaisir de voir bon nombre d’animaux venir se désaltérer (et c’est un besoin vital en période de canicule) ou se baigner : beaucoup d’oiseaux, des abeilles (oui, elles boivent aussi) et quelques mammifères comme le hérisson pendant la nuit.
L’entretien du bassin
L’accumulation excessive de feuilles, débris végétaux et matière organique en décomposition nécessite une intervention pour retirer les matériaux en excès. Pour ne pas détruire toute la petite faune présente dans ce milieu on aura recours à une petite épuisette pour racler le fond sans tout enlever et surtout sans vider le bassin de son eau. Les matériaux récupérés seront provisoirement laissés sur le bord du bassin pour laisser la possibilité aux animaux de retourner dans l’eau. Et si par hasard vous trouvez un triton, vous pouvez bien sûr le remettre directement.
Cet entretien léger sera réalisé de préférence à la fin de l’automne.
Il en sera de même pour réduire la place occupée par des plantes qui se seraient trop développées dans vers l’intérieur de la mare. La coupe est opérée au ciseau ou au sécateur.
Une idée reçue et un conseil
L’idée reçue : la mare va attirer les moustiques et nous allons être infestés.
En réalité, si les moustiques viennent bien pondre dans la mare, les larves seront quasiment toutes dévorées par les autres animaux tels que les insectes aquatiques ou les larves de batraciens.
On dit même qu’une mare bien équilibrée est un piège à moustique.
Le risque est bien plus grand de les voir prospérer dans les eaux stagnantes d’un pot ou d’un récupérateur d’eau.
Le conseil : ne pas mettre de poisson dans la mare.
La présence des poissons, si elle peut indéniablement constituer une belle animation visuelle de la mare ou du bassin, est en revanche assez incompatible avec la reproduction des batraciens dont les œufs et larves (à l’exception des têtards de crapaud) seront ingérés par les poissons, tout comme d’ailleurs une très grande majorité des insectes aquatiques. Une solution déjà mise en œuvre dans quelques jardins : deux bassins dont un pour les poissons !
Le saviez-vous ?
Il existe presque 1 000 espèces d’abeilles sauvages en France. La plupart sont solitaires et elles ne piquent pas. Elles jouent un rôle important pour la pollinisation et donc la production des fruits.
Jean-Luc Bisch, ingénieur-conseil en biodiversité et membre du Conseil de Développement du Pays de Brocéliande
Conseil n°3 d’automne : recycler vos « déchets » verts… dans votre jardin.
L’automne est là et c’est le temps de la chute des feuilles même si en cette année marquée par les canicules et la sécheresse beaucoup d’arbres ont déjà perdu leur feuilles prématurément.
Nous verrons au printemps ceux qui repartiront et ceux qui ne se réveilleront pas.
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle chantait Yves Montand sur des paroles de Jacques Prévert. Aujourd’hui elles se ramassent souvent avec l’aide d’un souffleur pour être emportées à la déchetterie et valorisées ensuite en compost comme les autres déchets verts du jardin.
L’automne nous offre l’occasion de s’interroger sur ces pratiques et songer aux alternatives possibles.
« Rien ne se perd, tout se transforme » disait Antoine Lavoisier.
Cet article propose des alternatives pour gérer toute cette matière végétale issue de nos jardins sans transport et avec un principe simple : recycler la matière sur place et la considérer non plus comme un déchet mais comme une ressource utile et valorisable.
Les feuilles mortes
Elles pourront utilement être rassemblées au pied des arbres pour ensuite se décomposer sous l’action de champignons et de bactéries qui libéreront la matière organique et les sels minéraux si utiles à la croissance des arbres. Ce n’est ni plus ni moins qu’imiter le cycle naturel qui se produit en forêt.
Si besoin les feuilles pourront être contenues par une ganivelle en châtaignier ou tout autre dispositif réduisant les risques d’envol et de dispersion. Un passage à hérisson pourra aussi y être aménagé.
Ce tas de feuilles pourra lui servir de refuge et d’abri hivernal comme il pourra aussi accueillir les crapauds ou l’orvet, tous des hôtes utiles pour le jardin.
Les branches mortes et les produits de taille des haies
Les branches et les produits de taille peuvent avoir plusieurs destinations.
Muni d’un broyeur vous pouvez produire des copeaux qui serviront de paillage sous les arbustes et arbres, ou encore dans le jardin potager. Ce paillage enrichira le sol et limitera les besoins en arrosage, un sujet bien d’actualité ! Et il sera beaucoup plus bénéfique qu’un paillage en bâche plastique…sujet sur lequel nous reviendrons dans un autre article.
Des copeaux peuvent aussi être mis dans le composteur : les produits ligneux lui sont nécessaires pour un bon équilibre.
Plus original, vous pouvez aménager une haie sèche. Une haie sèche ?…Quésaco ?
Cela consiste simplement à empiler les branches entre des poteaux en bois sur une hauteur raisonnable (0,5 à 1,5m), une largeur d’1 mètre ou moins, et une longueur adaptée aux lieux. Libre à chacun de lui donner les dimensions et la forme voulue pour un rendu esthétique, ou pas. Un simple empilement en tas* peut aussi se concevoir.
Dans tous les cas, cet aménagement offrira un gîte à de nombreuses espèces animales : insectes, escargots, batraciens, hérisson…et oiseaux.
Cette haie pourra être rechargée au fil des saisons, le temps faisant son œuvre pour que le bois se dégrade et alimente le sol.
Une dernière solution pour un usage utile des branches : constituer des fascines sur des terrains en pente pour retenir la matière végétale qui tombe naturellement des arbres (feuilles, fruits, bois mort) et lutter contre l’érosion. Là encore cette matière retournera au sol et sera du plus grand bénéfice pour la végétation et la vie animale. Autre avantage : cela réduira sensiblement le travail de nettoyage de l’éventuel cheminement qui passe en pied de talus.
Les herbes sèches
Si vous êtes devenu.e un.e adepte de la fauche tardive (se référer au premier article de notre série), vous avez la possibilité de confectionner une jolie meule de foin.
Un assemblage préalable de perches en forme de tripode en les reliant entre elles par des éléments transverses en bois favorisera l’aération et la tenue de la meule.
Une vieille palette posée à la base et un petit passage vers l’extérieur offrira encore une possibilité de refuge pour le hérisson et d’autres amis du jardin.
En guise de conclusion…
Recycler les produits (et plus les déchets) du jardin sur place présente beaucoup d’avantages :
- économie du transport vers la déchetterie, de la pollution associée et des émissions des gaz à effet de serre
- économie d’eau par le paillage
- respect du cycle naturel de dégradation de la matière végétale et meilleure santé des sols
- accueil de la biodiversité pour un jardin vivant et équilibré
- et laisser libre cours à son imagination créative pour un jardin nature, beau à voir et à vivre
Alors, faites-vous plaisir…
Un tas que l’on ne brûlera pas : le brûlage des déchets verts est interdit par la loi en raison des pollutions émises (particules fines et polluants chimiques) ; et brûler un tas stocké depuis quelques temps c’est aussi détruire les animaux qui s’y sont peut-être installés.
Jean-Luc Bisch, ingénieur-conseil en biodiversité et membre du Conseil de Développement du Pays de Brocéliande
Un exemple de haie sèche offrant un gîte à de nombreuses espèces animales.